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Notre philosophie

Le site Internet de Jérôme Bourdeau et de sa femme, Stéphanie, se construit doucement autour de conversations, de rencontres dans les parcelles et sur l'exploitation de Saint-Christophe / La Jarrie. J'ai appris à les connaître, ainsi qu'Arnaud, Aurélien qui est arrivé cette année.

Une équipe incroyable !

Nous avons décidé d'organiser le site autour de la production annuelle. C'est pourquoi, au cours de cette année 2016, les informations seront régulièrement ajoutées et ce, même jusqu'à l'été 2017. 

Pour mieux découvrir ce passionné, Jérôme Bourdeau, Paysan Maraîcher, installé à Saint-Christophe... près de La Jarrie mais aussi Saint-Médard d'Aunis, Aigrefeuille et à seulement quelques 15 minutes de La Rochelle, voici les conversations que nous avons eu au cours de cette première année de collaboration.


"Tu te définis comme Paysan-Maraîcher, quelle est ta philosophie de travail" ?

"En 1950, en France, il y a eu une invasion agrochimique qui a poussé les agriculteurs à la surproduction avec les firmes qui ont fabriqué des pesticides, herbicide, et engrais chimiques, avec des produits nocifs.

Avant 1950, les anciens travaillaient avec des purins d'orties, de consoude, de prèle, alliés à du savon noir, du poivre. Ce sont des traitements phytosanitaires naturels, propres, et créés par l'homme, qui ont toujours fonctionné avant cette invasion agrochimique car il n'y avait pas de surproduction et pas d'industrie du légume.

Notre but, à terme, est de fabriquer notre purin pour pouvoir soigner nos légumes avec des plantes et être totalement indépendants.

En automne et au printemps, nous devons faire de grosses étapes de ramassage de consoude, de Prêle, avec l'aide d'Arnaud qui connaît très bien les végétaux et connait des endroits où ces différentes plantes pullulent"


"Et allez-vous pouvoir gérer la quantité" ?

"Oui, et pour cela, nous devrons nous organiser pour les récolter, les stocker en masse pour faire notre purin, qui sera mis à l'abri dans un endroit sec et noir, à 14°, pour pouvoir les avoir à l'année pour nos applications sur les plantes.

Actuellement nous en utilisons déjà, mais nous ne sommes pas suffisamment calé, côté production, pour pouvoir le faire à l'année, c'est pour cela que nous utilisons encore de la bouillie bordelaise, et du soufre, qui sont utilisés en agriculture biologique, mais qui ne sont pas naturels non plus". 


"Ne crois-tu pas que le public est mal informé" ?

Si, mais il faut aussi vivre avec notre temps, trouver le juste milieu en utilisant des outils d'automatisation pour moins fatiguer l'homme. Il faut laisser le temps aux légumes de pousser, et de profiter des micro-organismes qu'on leur offre. Par exemple, la Consoude leur apporte de la potasse. Certaines plantes luttent contre le mildiou... Appliquer au bon moment ça marche super bien.

Tout est une question d'organisation, faire des purins, les stocker, puis les appliquer en essayant d'utiliser des techniques d'automatisation avec des atomiseurs, des souffleurs, pour bien les diffuser sous les feuilles...

Notre prochain investissement va être une brouette avec une pompe intégrée, qui nous permettra de diffuser les extraits de plantes sur une largeur de 4 mètres.


"Comment ça se passe au niveau des semences" ?

Au départ nous achetons nos semences reproductibles, mais nous aimerions aller plus loin, en faisant nos propres semences, mais ça c'est encore autre chose. Ce sont des métiers très différents.

Faire ses purins c'est un métier, faire des légumes c'est un métier, faire des semences c'est un métier. Faire des plants c'est encore un autre métier. Nous aimerions les intégrer dans notre production.


"Vous avez des abeilles autour des parcelles, explique-moi un peu comment ça se passe" ?

Un exemple, si nous voulons garder une variété de tomates, il faut avoir une fleur, lors de son éclosion, qu'on lui mette un petit filet autour d'elle pour pas que les abeilles, qui ont été butiner d'autres légumes, ne viennent la butiner, et c'est cette tomate-là, qu'il faudra venir récupérer pour pouvoir garder les semences, qui ne seront donc pas croisé avec les autres variétés qu'on a dans le champ.

Il arrive d'avoir des croisements entre les courgettes et les aubergines. Il est fréquent d'avoir des courgettes jaunes et vertes.

C'est comme ça que nous avons appris qu'il ne faut pas mettre des concombres à côté des Melons. Nous avons eu une expérience avec des melons verts qui avaient le goût de concombre !

Merci les petites abeilles !

C'est l'histoire de la nature.


"La récolte de l'ail, ça se passe comment" ?

Une récolte en trois étapes

L'ail frais a un goût subtil, et on peut consommer la tige entière, ensuite on passe à un stade où la gousse commence à se former, avec un goût un peu plus fort d'ail.

Une fois séché, on passe à la troisième étape de l'ail dit "normal".


"Explique-moi une de tes parcelles en détail"

Là, on est sur un chantier de plantations.

Nous avons mis en place une automatisation au niveau de l'arrosage à goutte-à-goutte, un arrosage ciblé. Un litre d'essence dans une pompe, pour deux litres d'eau par jour et par plant, pour tous les légumes présents sur la parcelle, c'est-à-dire tomates, poivrons, courgettes, aubergines et concombres.

Lorsque les 2 litres d'eau seront distribués, lorsqu'il n'y aura plus d'essence dans la pompe, elle s'arrêtera automatiquement.

Une réelle économie d'eau, un maintien de la fraîcheur grâce au paillage.

Sur cette parcelle, il y a un verger ainsi que deux ruches d'abeilles pour permettre la pollinisation.


"Parle-moi de ta collaboration avec Arnaud, qui est arrivé l'année passée"

Arnaud a huit ans d'expérience dans le maraîchage, un vrai travail d'équipe entre nous pour faire avancer la production dans le but d'une conversion vers le bio, dans les deux prochaines années. Nous ne travaillerons qu'avec des purins de plantes oubliées, ou sauvages. La consoude, la prêle, l'ortie, la rhubarbe, les feuilles de tomates, ail, l'oignons, la lavande, le savon noir.... Et bien d'autres encore...

Nous voudrions à terme enlever la bouillie bordelaise, qui vient de l'agrochimie tout en étant utilisée en agriculture biologique. Nous pouvons trouver toutes les plantes nécessaires pour faire notre purin dans les alentours de Fontpatour et dans les marais.

Arnaud, spécialiste de reconnaissance des végétaux, nous a fait découvrir que toutes ces plantes étaient présentes sur nos parcelles.

Il faut savoir qu'une de nos différences, et d'avoir aux alentours de saint-Christophe, La Jarrie, Saint-Medard d'Aunis, plusieurs parcelles situées à 6 km à la ronde.

Cela nous demande une organisation particulière, mais c'est  un avantage certain pour nos cultures.

Nous allons donc mettre en culture ces plantes sous les vergers de nos parcelles, tondre régulièrement, pour n'avoir que des jeunes pousses, et en faire du purin.


"Pourquoi devenir Bio" ?

 Par crédibilité. La confiance avec les clients marche très bien, ils sont très satisfaits des produits. Mais pour certains clients, le label Bio est très important. 


"Ce n'est pas compliqué d'avoir le label bio" ?

Notre culture est tellement proche du bio sans avoir le label, que nous devons encore travailler sur quelques légumes, notamment le poireau qui n'est pas rentable au niveau du coût de production, car des papillons blancs pondent leurs œufs à une certaine époque dans les feuilles et donc des vers rendent le produit non vendable, des techniques fonctionnent, comme l'infusion de rhubarbe, que nous allons mettre en place cette année.

Sur les marchés

Dimanche matin : Saint Hilaire la Palud (Marais Poitevin - 79)

De juin à septembre, le dimanche matin (Place André Hesse)

A la ferme

Mardi, mercredi et vendredi
15 - 19 h
Jeudi 16 - 19 h
Samedi 9 - 12 h

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Informations Contact

Jérôme Bourdeau

La Ferme du Treuil Charré

A La Jarrie

Route de Saint Médard d'Aunis

près de la ZA de Croix-Fort

Tél. : 06 79 53 56 95

leslegumesdecharre@club-internet.fr

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